La vie quotidienne des habitants de Chicago, IL. Amour, amitié, rumeur, jalousie...
 
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 Oeuvre n° 1 - Hold up

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Chicago
Windy City
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MessageSujet: Oeuvre n° 1 - Hold up   Dim 6 Avr - 1:38

***





Disposition lieux :
La pièce principale n'est pas très grande. Les lourdes et doubles portes de verre donnent sur un espace circulaire recouvert d'un lino gris usé par les nombreux passages. Quelques guichets font face et sont pourvus de cloisons de bois afin de se donner un minimum d'intimité entre les clients. Précautions futiles puisque seulement un sur 3 est ouvert. Derrière eux un couloir mène au bureau du directeur, absent en cette journée pour raisons familiales. Sur la droite, de minuscules pièces vitrées abritent les bureaux des banquiers en grande discussion avec leurs clients récalcitrants ou au contraire commercent avec leurs meilleurs. Enfin sur la gauche une salle d'attente à été amménagée où les sièges blancs crèmes renvoient à la table verte opale sur laquelle des magazines economistes sont posées.

Contexte :
C'est une belle journée printanière qui se présente. Vous en profitez pour aller vous enfermer dans votre banque pour tranquillement approvisionner votre compte ou voir votre banquier pour régler quelques problèmes. C'est pile le moment de la journée que choisissent plusieurs hommes pour entrer dans la banque. L'un d'entre eux se dirige vers un guichet et demande à l'employé d'aller lui chercher le directeur, de toute évidence celui-ci est venu braquer la banque. Si vous en doutez encore après leur accoutrement et les armes à leur poing, un deuxième homme vous hurle de vous allonger sur le ventre en vous menaçant au besoin. Tout semble se passer normalement, vous vous dites même que vous serez à l'heure pour dîner mais voilà que tout dérape quand un agent de sécurité se la joue héros et sort son arme. Bien évidemment, il est rapidement abattu par un troisième homme que vous n'aviez même pas remarqué. Les coups de feu ont été entendus de l'extérieur et des badauds ont prévenu la police, vous êtes maintenant enfermé avec ces hommes priant pour vous en sortir en vie...

Braqueurs :

* Braqueur n°1 : d'origine latine, c'est le premier qui pénètre dans la banque. La trentaine, bien fait de sa personne, grand, il émane de lui un dédain et un mépris sans borne. Et pourtant il s'en dégage tout autant une certaine respectabilité. S'il n'avait pas braqué son arme sur vous et appuyé sur la détente, causant la mort quasi immédiate du faux héros d'un jour, vous l'auriez sans doute pris pour un des banquiers.

* Braqueur n°2 : nez aquilin, front haut, petits yeux vifs et intelligent, peau livide, fin, auburn, il semble incontestablement le chef de la bande. Il pose ses ordres avec calme et détachement, ne semblant guère affecté par la situation et ordonnant ses acolyptes d'un simple regard. Avare de ses paroles, il a les traits et l'attitude d'un tueur de sang froid. Ce n'est pas de lui que viendra le salut.

* Braqueur n°3 : entré en dernier dans la banque, ce sont les muscles et apparement le cerveau est en option. Grand, musclé, des épaules larges, un regard ardent et tendu, tout en lui donne envie de ne pas s'y frotter. Sanguin, c'est pourtant le plus instable du groupe. Il va et vient à travers la salle, n'hésitant pas à frapper celui ou celle qui ose poser les yeux sur lui. Mieux vaut ne pas retenir son attention au risque de passer un sale quart d'heure.

* Braqueur n°4 : vous ne l'aviez pas remarqué au départ et pour cause! Il se trouvait déjà dans la l'enceinte de la banque lorsque les autres l'ont investi : vous l'avez pris pour un client comme les autres. Petit, le visage allongé, une barbe de 3 jours, des vêtements passe partout, il n'attire pas l'attention mais semble de prime abord le plus sympathique et humain de vos braqueurs. Vous vous demandez même comment il peut être avec eux et imaginez les possibilités de l'amadouer. ... Mais n'oubliez pas qu'il y a sans doute une raison derrière cette alliance. Sinon ça pourrait vous être fatal.

Ordre de passage :

1. Mark Hanson
2. Lynn O'Connor
3. Mélaine Anderson
4. Michael Scofield
5. Taïna Kovac
6. Maître du jeu

N'oubliez pas :

Toute personne voulant participer à ce topic s'engage par son inscription à être présente régulièrement pour ne pas bloquer le RP, en cas d'absence de plus d'une semaine le narrateur se verra dans l'obligation de jouer le personnage du membre absent. Et veuillez bien me croire : ça ne vous sera en aucun cas bénéfique ... voire jusqu'à définitivement fatal.


Info (ça semble logique mais pas pour certains apparement) : il vous ait strictement interdit de faire réagir les braqueurs. Tout ce que vous aurez à savoir vous sera fourni par le M.J. Je ne veux donc pas voir de perso déclara "Le n°1 se rendit près de la caisse centrale et claqua la tête de l'employée contre le mur avant de braquer son arme sur [nom du perso]." Le M.J. est un perso comme les autres et c'est lui, et lui seul, qui décide du déroulement. Pour le moment, votre post consiste à décrire votre arrivée dans la banque et ce que vous y faites avant l'arrivée des braqueurs. Ceux-ci viennent tout justes d'entrer dans celle-ci et n'ont encore rien fait ou dit.


Bon jeu.

***
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Mark Hanson

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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Sam 12 Avr - 23:09

Chicago a écrit:
Info (ça semble logique mais pas pour certains apparement) : Pour le moment, votre post consiste à décrire votre arrivée dans la banque et ce que vous y faites avant l'arrivée des braqueurs. Ceux-ci viennent tout justes d'entrer dans celle-ci et n'ont encore rien fait ou dit.
Désolée d'être LA débile qui trouve pas ça logique. Dans le contexte cité plus haut, il est écrit que les braqueurs sont entrés, que l'un d'entre eux a demandé à voir le directeur et qu'un homme a été abattu. Donc désolée, ça n'était pas logique !

****


La petite dispute avec Lynn de bon matin avait terni la bonne humeur de Mark pour la journée. Et depuis qu'il s'était enfermé dans son bureau, il n'avait pas cessé de repenser à ça.

Sur le moment, ça lui paraissait être une simple broutille, mais c'était quand même leur première dispute. Et Mark ne savait pas si Lynn allait rapidement se calmer ou pas. Il avait songé plusieurs fois à l'appeler pour s'excuser, même s'il ne pensait pas être fautif dans l'histoire, mais il résista, et de toute manière, le travail lui occupait trop son temps pour qu'il puisse prendre une pause.

En ce jeudi d'avril, le directeur de la banque s'était absenté pour une réunion au sein de la direction régionale, et Mark, directeur adjoint, devait assumer la tâche de tout gérer, sans mettre de côté ses rendez-vous clientèle.

Madame Schermann, une vieille dame au patrimoine fort intéressant pour un établissement bancaire, finissait son rendez-vous avec avec le directeur adjoint.
Après l'entretien, Mark se leva et aida la vieille dame à se lever pour ensuite l'accompagner jusqu'à la porte, la moindre des choses !

A peine arricé dans la grande salle, Mark tomba nez à nez avec Lynn, la personne qu'il ne s'attendait pas à croiser ici.

Qu'est-ce qu'elle fichait ici ? Problème de banque ou bien était-elle venue pour lui ?
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Lynn O'Connor
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Dim 20 Avr - 21:21

La matinée avait très mal débutée pour la jeune adolescente qui allait pourtant bientôt fêter ses dix-huit ans. Normalement, elle devrait s’en réjouir. Être avec son petit ami et compter les jours les séparant de la délivrance, du moment où ils pourraient se retrouver officiellement et publiquement ensemble au nez et à la barbe de tous, même si elle n’était pas réellement pressée d’affronter ses parents sur la question. Une amourette d’accord mais son père n’accepterait pas davantage sans engagement sérieux. Or, si c’était sérieux pour elle, si elle n’envisageait plus l’avenir sans Mark pour rayonner au milieu de ce dernier, elle n’était pas certaine de la réciprocité de cette position pour ce dernier.

Et la dispute de ce matin n’avait fait que fragiliser ses positions sur le sujet. S’ils se disputaient déjà sur un point qui ne les concernait en fait pas vraiment, qu’est ce que ce serait dans l’avenir ?! Et c’était une chose toute nouvelle pour la jeune fille. Ce n’était pas dans ses habitudes de se disputer avec qui que ce soit, raison pour laquelle elle ne savait pas réellement comment réagir.

Elle s’était sentie mal toute la journée et si Georgia l’avait tout de suite remarqué, elle avait cessé de l’interroger à partir du moment où elle avait senti que sa meilleure amie ne souhaitait pas en parler. Comment lui avouer qu’elle s’était fâchée avec son petit ami en son nom d’une certaine manière ? Toute la journée, elle s’était tournée et retournée les différentes situations. A partir du moment où elle avait élevé la voix, elle avait regretté et aurait souhaité revenir en arrière mais elle ignorait pourquoi, elle n’avait fait qu’insister encore et encore.

Après diverses tergiversations, elle n’en pouvait plus. Elle devait s’excuser auprès de lui. Heureusement, elle finissait assez tôt les cours le jour même et à peine les sonneries avaient retenti qu’elle marchait d’un pas vigoureux vers l’établissement Deark au sein duquel elle arriva rapidement. Elle sourit aux personnes se trouvant dans celui-ci et d’un coup d’œil remarqua que Mark était occupé avec une cliente. Son hésitation de rester ou de partir, de s’excuser ou de camper sur ses positions. Finalement alors qu’elle faisait demi tour, il sortit du bureau reconduisant la cliente pour le moins âgée et elle se mordilla la lèvre inférieure avec l’air d’une enfant prise en faute et sachant parfaitement qu’elle avait tort.

« Coucou. » murmura-t-elle en rentrant la tête dans les épaules, peu sûre d’elle, une fois qu’ils purent se retrouver entre eux.

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Mélaine Anderson
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 21 Avr - 21:13

- Mais vous vous moquez de moi ou quoi? Vous croyez que ça m'amuse de venir à la banque trois fois par mois?

Mélaine claqua sa carte de crédit toute neuve contre le bureau de son conseiller financier, un type un peu bedonnant avec pourtant tout ses cheveux, espèce rare s'il en était dans ce type de structure, ce qui eut pour effet immédiat de détacher ses petits yeux porcins du décolleté plongeant de Mélaine pour venir les poser sur ladite carte. Il semblait perdre son aplomb, et Mélaine sentait quand à elle la colère monter petit à petit, prête à déverser son flot de monstruosité sur ce pervers incompétent.

- Ecoutez-moi bien, je suis sans doute une simple petite comédienne, mais je gagne ma vie honnêtement, j'ai deux chèques qui tombent à la fin du mois et je n'ai jamais été dans le rouge de toute ma vie! Alors j'aimerais savoir pourquoi c'est la troisième fois que je dois venir vous voir pour remettre cette saleté en état de marche et attendre deux semaines avant d'en ravoir une nouvelle!

Le type déglutit, mal à l'aise, et déserra petit à petit son col. Sans doute avait-il peur de la furie de la petite demoiselle, et il avait bien raison. Il lui expliqua alors les problèmes que la banque connaissait en ce moment, et Mélaine l'écouta d'une oreille peu attentive, préférant observer son reflet dans la vitre derrière lui. Sa coupe plus courte lui plaisait bien, quand à cette petite robe verdâtre qu'elle avait sortie à l'occasion du temps rayonnant de ce matin lui allait à merveille. Une fois qu'il eut fini son laïus, la jeune femme se leva et posa son poing sur la table.

- Je me fiche bien que tel ou tel client vous ai lâché ou que votre société d'informatique fasse grève, je refuse de passer pour une mauvaise payeuse parce que vous faites mal votre boulot! Si je n'ai pas une nouvelle carte de crédit en état de marche d'ici deux jours et un dédommagement certain, je file chez le directeur, et vous pouvez croire que vous risquez votre poste dans ce cas!

Le pauvre mec balbutia quelques mots, mais Mélaine était déjà en dehors du bureau, balançant ses hanches au rythme de sa marche et souriant au moindre employé ou client qui posait un regard intéressé sur ses longues jambes.
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Michael Scofield
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 28 Avr - 22:02

Michael n'aimait pas perdre son temps à la banque mais aujourd'hui, il ne pouvait pas se contenter de déposer son dernier chèque dans une simple enveloppe, pour ensuite le déposer dans une boite aux lettres disponible à tous. Il avait reçu ce chèque d'un million de dollards et avait donc rendez vous avec son banquier pour qu'il procède lui même à l'encaissement.

Le téléphone portable de Michael vibra dans sa poche et Michael regarda qui c'était. Nikà. Tiens, une revenante. Il n'avait aucune envie de lui parler maintenant, pas le temps et en plus il n'avait pas grand chose à lui dire. Maintenant, il évitait un de la voir pour ne pas être tenté de faire une bêtise qu'il regretterais ensuite. Sara lui avait pardonné une fois, elle ne le ferais pas une seconde fois. De toute façon Michael n'avait d'yeux que pour la mère de son bébé, il ne voyait qu'elle, la belle et douce Sara.

Michael attendait dans la file d'attente et il s'annonça auprès de la secrétaire. Il avait un peu d'avance alors cette dernière le fit patienter le temps que son conseiller termine avec le client dont il était en train de s'occuper.

Un million de dollard. Il avait un énorme chèque dans la poche et mine de rien, ça le rendait extrèmement mal à l'aise. Il était à son ordre, mais et si des braqueurs s'emparaient de la banque pour les dépouiller de leurs biens, le chèque y compris? A cette vision, Michael sourit intérieurement. Impossible.

Le conseiller de Michael arriva dans le hall et lui serra la main.

"Bonjour Monsieur Bass !" dit-il à son banquier qui souriait comme un abruti.

C'est fou comme les banquiers changaient de comportement quand le compte était sur le point d'être approvisionné d'une grosse somme d'argent...
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Taïna Kovac

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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Mar 29 Avr - 12:31

Taïna était toujours à la recherche d'un boulot mais elle savait qu'elle pouvait se permettre quelques mois sans travailler. Que c'était agréable d'être rentière et d'avoir pris l'argent de papa... Malgré tout elle décida de se rendre à sa banque afin de faire un ou deux transfert et de voir l'état de ses comptes. C'était juste une certaine sécurité. La jeune femme n'était pas très dépensière et encore moins depuis qu'elle avait arrêté la drogue.

Elle entra dans la banque qui était comme toujours en ébullition entre les clients qui ont des problèmes de cartes, d'argent sur leur compte, des réapprovisionnements divers et variés. Toute cette effervescence la fit sourire et elle alla se placer dans la file d'attente. Rapidement elle fut prise en charge et un banquier - celui qui s'occupait d'elle en général mais dont le nom lui échappait à chaque fois - la conduisit à son bureau. Il était pompeux voire lèche bottes avec elle et ça l'énervait. Okay elle avait de l'argent mais elle n'était pas non plus millionnaire.

- Mlle Kovac j'ai une nouvelle à vous annoncer. Votre père vient de faire virer la somme de $100,000 sur votre compte courant.

Taïna fut estomaquée par ce qu'il venait de lui dire. Comment était-ce possible? Comment avait-il retrouvé sa trace? Et surtout pourquoi faisait-il cela alors qu'il lui avait pourri son enfance?

- Bien merci. Est-il possible de déplacer cet argent sur un autre compte auquel je n'aurai pas accès sauf par vous?

- Bien évidemment Mademoiselle. Sachez juste que nous somme très heureux de vous avoir parmi nous.

- Euh oui oui merci, dit Taïna l'esprit ailleurs.

En quelques minutes le banquier fit les manipulations nécessaires et Taïna les papiers qu'il lui tendit. Elle fit un sourire poli et quitta le bureau toujours aussi abasourdie.

*Elle est bien bonne celle-là tiens...*

Alors qu'elle allait quitter la banque pour aller faire quelques courses elle se rendit compte qu'elle n'avait pas d'espèce sur elle et décida de se remettre dans la file pour retirer une somme d'argent sur son compte. Elle ne faisait pas confiance aux machines automatiques et préferrait encore le contact humain à tout le reste... En attendant qu'on s'occupe d'elle, elle consulta ses messages et constata qu'elle en avait un de Lewis. Un doux sourire se dessina sur son visage. La journée commençait vraiment bien il n'y avait pas à dire...
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Mar 29 Avr - 18:47

Soudain, trois hommes pénètrent dans l’établissement. Le premier, d'origine latine, a à peine mis un pied sur le lino du sol qu’il braque déjà son arme sur les différents clients présents, allant de l’un à l’autre avec une nervosité flagrante, n’attendant qu’un souffle de vent pour appuyer sur la détente. La trentaine, bien fait de sa personne, grand, il émane de lui un dédain et un mépris sans borne. Et pourtant il s'en dégage tout autant une certaine respectabilité. S'il n'avait pas braqué son arme, il aurait sans doute pu passé pour un des banquiers.

Il est suivi à quelques secondes d’intervalle par le deuxième braqueur. Nez aquilin, front haut, petits yeux vifs et intelligent, peau livide, fin, auburn, il semble incontestablement le chef de la bande. Il avance tranquillement à l’intérieur de l’établissement, jetant des coups d’œil rapide mais efficace autour de lui. Il semble totalement avoir une confiance sur ses comparses, ne faisant pas attention aux clients pris en otage. Il a un objectif fixé et il semble que rien ni personne ne pourra l’empêcher de l’atteindre.

Enfin, un grand type – ou plutôt une véritable baraque – pénètre à son tour dans l’établissement bancaire, fermant la marche. Il prend soin de clore la porte derrière et de la verrouiller, juste au cas où un petit ahuri viendrait les ennuyer. Une fois que ce fut chose faite, à l’image du premier, il met en joue les personnes présentes, les prévenant d’un seul regard froid et glacial. Le second type prend finalement la parole, se positionnant au centre de la pièce, histoire que tous les regards soient braqués sur lui :

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, ceci est un braquage. »

Il garde le silence quelques instants, faisant en sorte que ces propos fassent leur effet, avant de reprendre :

« Si vous coopérez, il n’y aura aucun dommage. Si vous ne coopérez pas … »

Profitant de l’attention portée sur le chef de la bande, Christian, l’agent de sécurité, planqué dans un coin depuis le début, en profite pour dégainer son arme et pour la braquer sur le braqueur. Cependant, il n’a pas le temps de prononcer une syllabe que le premier braqueur lui plante une balle en plein centre de la poitrine. Il s’effondre au sol dans un râle horrible tandis que le tireur reprend sa position attentive initiale et que le cerveau poursuit comme si de rien n’était :

« …il y aura du sang. Le vôtre. »

Il se tourne finalement vers l’hôtesse d’accueil et dans un sourire des plus polis, l’interroge d’un ton doucereux :

« La salle des coffres, les clefs et le responsable, je vous prie. »

Pour toute réponse, elle coula un furtif regard sur un jeune homme sur sa gauche, comme si elle l'apellait à l'aide. Le braqueur se tourna alors vers lui et toujours avec une extrême politesse contrastant sérieusement avec l'arme à feu dans sa main, réitéra sa demande à qui de droit :

« La salle des coffres et les clefs, je vous prie. »

---


Attention, le 4ème braqueur n'a pas encore dévoilé sa face au grand jour. Pour vous, c'est encore un client comme les autres.
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Mark Hanson

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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 5 Mai - 13:50

Mark marchait très lentement à côté de Madame Schermann pour l'accompagner vers la porte, mais sa vitesse de pointe n'était pas suffisante pour qu'elle atteigne la porte avant qu'un homme annonce qu'il était en train de faire un braquage.

Mark crut qu'elle allait défaillir sur place, vu son âge avancé, mais non. Elle se tenait droite, fermement, et observait sans rien dire l'homme qui brandissait son arme.
Un coup de feu partit et Mark se retourna, juste le temps de voir le garde de la sécurité s'effondrer.

"Oh mon dieu..." dit-il à voix basse pour lui-même.

Son regard se fixa immédiatement sur Lynn qui venait de lui dire coucou et son coeur trésaillit de peur. Mark avait plus peur pour elle que pour lui. Et c'était lui le "propriétaire" des lieux aujourd'hui puisque le directeur était en réunion au siège.

A peine eut-il le temps de penser à tout ça, que le braqueur s'adressa à lui, d'un ton calme et posé, qui faisait encore plus flipper.

Mark le regarda dans les yeux et sans savoir d'où il le sortait, il sentit une vague de courage l'envahir. Il devait obéir, car il ne supporterait pas qu'on touche à un seul des cheveux de Lynn. Bien sûr, il ne souhaitait de pas mal aux autres clients, mais Lynn... c'était différent. Sa moitié, celle qui embellissait sa vie jour après jour, celle qui faisait de lui quelqu'un de meilleur.

Mark se racla la gorge et se tourna vers Madame Schermann en lui disant à voix basse

"Allez vous asseoir là bas, vous serez mieux."

Puis il se retourna vers le braqueur qui n'avait pas bougé d'un yota.

"Suivez-moi. Mais avant, permettez-moi d'aller voir comment va l'agent de sécurité."

Le coeur de Mark battait à 100 à l'heure et son souffle s'accélérait.
Il prit partie d'ignorer Lynn, ne voulant donner aucun signe qui trahissait le fait qu'il la connaissait. Après tout, cela pourrait se retourner contre lui.


Dernière édition par Mark Hanson le Jeu 15 Mai - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 5 Mai - 20:46

Au départ, elle n’avait pas remarqué. Elle avait franchement autre chose en tête. Elle devait présenter ses excuses à son petit ami. Elle avait eu une attitude détestable. Et si elle en voulait à Landon, c’est avec lui qu’elle aurait dû échanger des mots assez violents. Non avec Mark qui n’avait strictement rien à faire dans l’histoire. Est-ce qu’il l’avait incendié parce que son meilleur ami avait couché avec une fille de son lycée ? Non. Ce n’était donc pas à lui de subir ses foudres pendant que le principal intéressé se la coulait douce, les doigts de pieds en éventail. Elle avait donc le cœur qui battait la chamade, les paumes suintantes de sueur et elle avait du mal à avaler sa salive. Etrange, d’habitude, elle n’avait jamais aucune difficulté pour demander pardon. Mais là c’était en quelque sorte différent. Ce n’était pas n’importe qui.

La jeune adolescente lui sourit timidement et attendit qu’il reconduise sa cliente vers la porte pour pouvoir lui expliquer la raison de sa venue. Mais sans qu’elle ait le temps de comprendre quoi que ce soit ou d’analyser la situation, trois types pénétraient dans la banque, arme à la main et air déterminé. Elle n’avait jamais croisé cette étincelle dans les yeux. Hormis peut être avec Justin quand … Mais elle était moins vivace chez eux sans doute. Elle pensait encore que c’était un pur produit de son imagination qui lui jouait des tours lorsque l’un d’entre eux abattit sans sourciller le gardien.

Presqu’aussitôt un cri aigu s’échappa de ses lèvres avant qu’elle ne plaque dessus ses mains, réalisant l’horreur de la scène. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas … Il ne pouvait pas y avoir une personne à quelques pas d’elle qui agonisait. Non, c’était un mauvais rêve. Elle dormait encore dans son lit. Mais l’odeur sulfureuse et prenant à la gorge qui régnait dans les lieux la contredisait. Sans plus réfléchir, elle leva les mains en l’air et échangea un furtif regard avec son petit ami. Son cœur se gela lorsque le chef de la bande demanda un responsable.

*Non, pas toi. Non, pas toi.*

Elle ne voyait pas le directeur de la banque. Où était-il donc ? Avait-il appelé les secours ? Quelqu’un avait-il entendu le coup de feu ? Allait-elle s’en sortir en vie ? Elle était paralysée par la peur. S’il lui arrivait quoi que ce soit, elle … elle ne le supporterait pas. Malgré les propos rassurants du braqueur, elle n’était pas apaisée. Elle ne se serait que dehors, en sécurité avec ceux qu’elle aimait. La dernière chose qu’elle lui avait dit était un non. Ca ne pouvait pas se terminer comme ça. Ca ne pouvait pas se terminer tout court.

Terrorisée, paralysée, sentant le regard des braqueurs sur elle comme tous les autres clients, elle avait peur de respirer, de jeter un coup d’œil sur eux de façon à les faire sortir de leurs gonds. Ils étaient incontrôlables. Ils avaient tué un homme. Non, ça ne se passerait pas bien quoi qu’ils en disent.

*Mon Dieu, venez nous en aide.* commença-t-elle à prier intérieurement comme une profonde litanie à laquelle se raccrocher.

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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 5 Mai - 22:40

Le tout se déroula tellement vite que Mélaine n'eut pas franchement le temps de réaliser l'ampleur de la situation. Elle devait être à ... quoi ... cinq mètres à peu près de la sortie lorsqu'elle les vit arriver. Pas même le temps de réfléchir, déjà elle reculait du mieux qu'elle pouvait jusqu'à finalement s'arrêter, le dos bloqué contre celui d'un employé de la banque visiblement, qui se retourna à son tour en entendant la voix menaçante du visiblement chef du sale coup, et il recula quand à lui contre le mur.

Dans un espèce d'élan de survie, Mélaine considéra la porte encore toute proche d'elle et se demanda si elle ne pouvait pas la rejoindre rapidement sans trop se faire remarquer. Malheureusement, ça se présentait à peu près comme dans les films: trois types à l'air peu commode, et une porte bouclée. Et bien sûr, des armes. En les voyant, Mélaine s'efforça de retenir un frisson, qui parcourut malgré tout son corps sans qu'elle puisse l'en empêcher.

Tout à coup, Mélaine ferma les yeux malgré elle en entendant un bruit qu'elle ne pensait entendre que dans les séries du genre Les Experts. Mais non, c'était la réalité. Une détonation, des cris - elle fut d'ailleurs étonnée d'être restée si muette - et un râle. Elle rouvrit doucement les yeux, tremblante et constata qu'inconsciemment, elle s'était protégé le visage de ses bras crispés. Geste oh combien inutile certes, mais elle n'avait pas franchement décidé de faire ça non plus en pesant le pour et le contre.

*Merde, merde, MERDE!*

Le coup de feu avait été proche. Très proche. Trop proche. Sur la gauche. C'était sans doute la raison pour laquelle elle ne se décrispait pas pour autant et refusait de tourner la tête. La jeune femme n'était pas du genre particulièrement émotive, mais les quelques gémissements plaintifs qu'elle entendit tout à côté d'elle qui s'éteignirent rapidement, laissant un silence de plomb planer dans la banque, entrecoupé des sanglots d'une pauvre adolescente en crise de panique, lui laissaient présager le pire...

Mélaine se décida à déplacer ses bras en hauteur, tremblants, pour obéir à la logique qui voulait que les braqueurs désiraient voir les menottes de leurs otages en général, et puisque tout le monde en face d'elle le faisait... Mieux valait se conformer à la norme pour une fois.

Elle baissa les yeux et remarqua une large flaque de sang qui s'apprêtait à venir tâcher ses escarpins verts anis assortis à sa robe. Elle fit les gros yeux et se décala du mieux qu'elle put, son regard croisant alors malencontreusement le corps du malheureux. Elle faillit hurler. Balle en pleine poitrine. Elle posa une main sur sa bouche pour éviter de vomir son déjeuner et de crier trop fort, se mordant la lèvre inférieure pour retenir quelques larmes. Le pauvre gars s'était fait abattre à côté d'elle.

*Oh putain, tout ça pour une carte bancaire! Pitié...Dites-moi que je rêve!*
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Michael Scofield
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 5 Mai - 23:02

Monsieur Bass avait emmené Michael dans son bureau afin de procéder à l'encaissement du chèque d'un million de dollards. Rapidement, il sortit du bureau afin de regagner sa voiture pour aller faire quelques courses. Sara l'avait appelé pour lui demander de ramener à manger ce soir, elle n'avait pas le courage de cuisiner. son ventre se fesait de plus en plus gros et elle n'était toujours pas en congé maternité. Elle n'en était à peine à la moitié de sa grossesse mais avec son travail, elle était vite épuisée et Michael la comprenait.

En sortant du bureau, Michael avança d'un pas rapide, quand 3 hommes aprmés entrèrent dans la banque. C'était pire que dans les films. Michael n'en croyait pas ses yeux, ses oreilles. Quelques minutes auparavant, il s'était imaginé se faire braquer par des voleurs et voilà que ces hommes viennent de faire irruption dans la banque. Il avait ri à cette vision et était allé en rendez-vous, serein. S'il avait sû. Instinctivement et comme les autres personnes près de lui, il se baissé et c'est à ce moment là qu'a choisi l'agent de sécurité pour jouer les héros.

*Laisse les prendre leur fric...*

Mais non, il pensait peut-être qu'il réussirais à tuer trois hommes armés en deux temps trois mouvements. Un coup de feu retentit, l'homme s'écroula par terre. Mort. Un coup dans la poitrine, visiblement. Michael reconnut l'une des jeunes femmes qui étaient près de lui. C'était, visiblement l'une des employées de Paul. Quelle coïncidence qu'ils se retrouvent ici tous les deux. Comme ils étaient qu'a quelques centimètres l'un de l'autre, Michael demanda:

"Vous travaillez bien à la Boite de Pandore?"

L'un des trois hommes tourna son pistolet vers eux et Michael leva les mains. Il n'en menait pas large et malheureusement il ne pouvait rien faire à part coopérer. Il tenait à la vie. Il allait être père. Il ne pouvait pas mourir.
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Taïna Kovac

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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Mer 14 Mai - 23:16

Taïna était en train de répondre au message de Lewis quand elle entendit la voix d'un homme annonçant aux clients et au personnel qu'il s'agissait d'un braquage. Son téléphone tomba au sol à cause de la surprise et elle ne put que se retourner pour voir ce qui venait de se passer.

*Finalement la journée ne commence pas si bien que ça...*

Alors qu'elle s'apprétait à sortir le plus rapidement possible de cette banque la jeune femme entendit un coup de feu et vit le gardien s'effrondrer à quelques mètres d'elle. Il était à présent trop tard pour reculer et elle allait devoir rester dans cette maudite banque...

Elle sentait son coeur se serrer mais malgré tout elle n'avait pas peur. Elle se sentait presque pousser des ailes mais ne tenta pas le diable. Elle avait déjà failli mourir d'overdose alors ce n'était pas la peine de tenter de se prendre une balle en plein coeur ou pire en pleine tête. Non elle resterait dans son coin et attendrait que ça se passe. Elle ne prierait pas car elle n'était pas croyante, elle n'invoquerait pas une quelconque puissance divine car elle ne croyait pas à ce genre de choses. Pour elle tout se règle naturellement...

Alors qu'elle allait parler à sa voisine qui semblait paniquer comme jamais elle entendit un autre homme parler et se faire aussitôt braquer par les armes des braqueurs. Elle ferma sa bouche et essaya d'attraper son téléphone discrètement avec son pied sans faire trop de bruit ni sans trop bouger.

*Ce n'est vraiment pas le moment de jouer les héros Taï', tu n'as jamais été comme ça alors ce n'est pas la peine de commencer.*

Se parlant à elle-même pour se rassurer plus que se convaincre elle tentait toujours de récupérer son téléphone en tentant de ne pas se faire remarquer mais ça semblait peine perdue car il était trop loin et ses jambes avaient beau être longues mais pas suffisamment pour une fois...

*Merde. Merde et Remerde!!!*



[HRP: Désolée pour le retard mais je n'avais plus de connexion. C'est à présent récupéré...]
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Jeu 15 Mai - 0:55

[T'inquiète : Lee nous avait prévenu et j'avais vu ça sur Day by Day. Wink Contente de te retrouver et que le problème soit résolu.]

---

Le coup de feu avait certainement alerté les flics. A l’heure qu’il était une demi douzaine de voitures bariolées bleues et blanches devaient grillaient les feux rouges et les priorités sirènes hurlantes. Ce qui ne signifiait qu’une seule chose : ils devaient faire au plus vite. Et essayer de ne pas se faire prendre. Qu’il y ait des morts de plus ou de moins, ça ne changerait pas grand-chose. Il y en avait déjà eu un, la qualification de crime était déjà opéré si l’on avait encore des doutes. Les sous fifres allaient et venaient dans le hall d’entrée de cette banque, ne détachant pas les yeux des usagers malchanceux, ne laissant rien passer. Pas le moindre détail. Du premier, celui qui avait tué, émanait un certain calme. Bien sûr ça n’atteignait pas celui olympien de celui qui semblait être le meneur mais le fait qu’il ait ôté la vie à un être vivant ne semblait pas le gênait outre mesure. Au contraire, le troisième, quant à lui, n’était pas à proprement parlé très zen. Sanguin, il dardait son regard d’obsidienne sur tous les hommes présents. Il ne considérait pas vraiment les femmes comme une menace et de toute façon, si l’une d’entre elle quoi que ce soit, il n’hésiterait pas à lui montrer de quel bois il se chauffait. Dans tous les sens du terme.

« Je ne crois pas non. »

La voix mesurée du chef de la bande brisa à nouveau le quasi silence qui régnait en ces lieux entrecoupés seulement par les sanglots d’une gamine dans un coin. D’un coup d’œil agacé, il fit comprendre à ses comparses de la faire taire. Le second larron s’approcha alors d’elle et lui pointa à son tour son revolver sur la tempe, lui faisant signe de se taire. Le chef reprit en donnant un coup de pied au cadavre du gardien, histoire de vérifier qu’aucun gémissement ne parvenait à émettre de ce tas de graisse flasque.

« Il va bien pour un mort. La salle des coffres. Maintenant. »

Pour donner plus de poids à ses ordres, il joua avec son arme sans pour autant la pointer. Il semblait savoir parfaitement la maîtriser, comme si elle était le prolongement de son bras. C’était sans doute ça d’ailleurs. Il lui fit un signe de tête pour qu’il le mène à la caverne d’Ali Baba et invectiva les gros bras de le suivre, laissant la salle à la charge du tireur fou.

Resté seul avec les autres otages, le premier braqueur se mit à arpenter de nouveau le hall faisant signe à tous de s’asseoir par terre et de se rassembler dans le même coin, histoire qu’il les ait bien à l’œil pendant l’absence de ses complices. Arrivé près d’un homme assez grand, il fut prodigieusement agacé d’entendre le son de sa voix. Sans plus réfléchir, il braqua son arme entre les deux yeux de sa victime et lui cria :

« Est-ce que je t’ai autorisé ? »

Puis il se tourna vers l’assemblée en poursuivant sur le même ton :

« Est-ce qu’on est au café du commerce ? Non, je vous rappelle les règles du jeu : c’est un braquage. Vous vous taisez et vous obéissez. Si vous êtes sages, on ne vous descendra pas. »

Un raclement se fit entendre et tous les regards se tournèrent plus ou moins directement sur un client à qui personne n’avait pas vraiment porté attention et qui avait su se faire oublier. Petit, le visage allongé, une barbe de 3 jours, des vêtements passe partout, il rentra la tête dans ses épaules et les haussa comme pour s’excuser d’exister. Etrange qu’il ne reste plus qu’un seul des braqueurs et que pourtant personne n’esquissait un geste. Les armes ont toujours raison visiblement. Le client se pencha légèrement vers sa voisine, une grande brune qui tentait de récupérer un portable.

« Je vous déconseillerai de faire ça, mademoiselle. »

Il se pencha pour ramasser sans se préoccuper d’exciter davantage le braqueur et le récupéra avec un sourire désarmant avant de le lancer à ce dernier. Il le rejoignit au milieu de la pièce et récupéra une arme planquée dans un des pots accueillant les plantes du décor. Il se gratta l’arête du nez avec le canon et tenta de rassurer comme il pouvait les autres otages.

« Tout ira bien, je vous assure. Ne faites pas de bêtise et on s’en va bientôt. »

Dehors, les fameuses sirènes se faisaient assourdissantes et plus aucune voiture ne circulait devant l’artère principale située devant la banque. Le quartier était bouclé. Le nouveau venu jeta un coup d’œil furtif en prenant soin de rester éloigné des fenêtres et murmura :

« Ou pas … »
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Jeu 15 Mai - 22:58

La réponse du braqueur refroidit littéralement Mark et il sentit son sang descendre dans ses chaussettes, le vidant sans ménagement.
Il avait peur de jouer aux chevaliers au grand coeur et s'il tenait à sa vie et à celle de ses clients, il allait devoir obéir sans sourciller.

Mark suivit du regard le braqueur qui alla juqu'à l'homme à terre pour lui donner un coup de pied. Ce geste provoqua une petite réaction chez Mark qui ouvrit la bouche par réflexe mais il se ravisa au dernier moment et se contenta de froncer les sourcils en guise de désaccord. Ce geste était un pur manque de respect, mais bien évidemment, le respect était le dernier des soucis des hommes armés.

L'homme se rapprocha de lui et Mark n'avait pas le choix.

"C'est par là." répondit-il en pointant le doigt vers les bureaux.

La salle des coffres se trouvait derrière les bureaux, et Mark avait toujours la clé sur lui, soigneusement attachée à sa ceinture.

Le plus calmement possible, il avança, passant devant le braqueur et devant Lynn qu'il regarda le plus longuement possible juqu'à ce qu'elle disparut de sa vue. Il sentit son parfum chatouiller ses narines et ferma les yeux quelques secondes, comme si ça pouvait l'aider à garder son calme et à s'évader un peu de cet ender dans lequel ils étaient pris au piège.

Mark ne se retourna pas et entendit les pas du braqueur derrière lui.
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Ven 16 Mai - 16:16

Terrifiée. Voilà le mot qui résumait l’état d’esprit de Lynn en cet instant même. Son estomac était tellement contracté qu’elle devait lutter pour ne pas vomir et on ne pouvait pas dire que les relents morbides de cet agent de sécurité ne l’aidait guère à maintenir ce qu’il y avait dans son estomac. Elle sentit la bile lui remonter le long de l’œsophage mais se força à la ravaler. Elle avait trop peur d’attirer l’attention des braqueurs. Déjà que sa panique flagrante les avait titillé, elle ne voulait pas en rajouter. Mais elle ne pouvait s’empêcher de pleurer et tout son corps, incontrôlable, tremblait de toute part. Plus encore lorsqu’il pointa son revolver sur sa tempe. Et c’était sensé la faire arrêter ? Ca marcha cependant. Ses sanglots se firent plus silencieux par pure esprit de survie.

Sans rien ajouter, sans ouvrir la bouche, se concentrant sur sa respiration, elle obéit aux ordres invectivés par le tueur et se rendit dans le fond de la pièce où elle se laissa tomber par terre. Ses jambes de toute façon ne l’auraient pas soutenu plus longtemps. Recroquevillant ces dernières devant elle, la jeune fille planqua sa tête entre ses bras, priant pour que tout ceci ne soit qu’un mauvais rêve. Elle ne redressa son visage que lorsque Mark passa devant elle avec les deux braqueurs sur ses pas.

Elle s’accrocha à son regard comme à une bouée de sauvetage mais c’était peine perdue. Qu’est ce qu’elle croyait ? Il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait même pas la prendre dans ses bras alors que c’était tout ce qu’elle souhaitait en cet instant même. Lui seul serait capable de la rassurer mais ce n’était peut être pas une bonne idée de révéler leur lien à ces individus.

*Je suis trop jeune.*

Elle ne voulait pas mourir ici. Elle ne voulait plus qu’il y ait des morts autour d’elle de cette horrible manière. Pourquoi cette banque là ? Pourquoi ce moment précis ? Finalement, elle essuya ses yeux et promena son regard sur l’assemblée alentours, les levant en grands de panique en voyant l’un d’entre eux se lever. Il voulait mourir ou quoi ? Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant qu’il faisait parti du gang également. Comment ne pas paniquer dans ces moments là ? Sans plus réfléchir, elle attrapa la main de sa voisine, totalement inconnue qu’elle serra avec toute l’énergie du désespoir. Elle avait besoin d’une bouée où s’amarrer. Elle était profondément terrifiée.

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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Dim 25 Mai - 22:39

Non, elle ne rêvait malheureusement pas. Tout ça se produisait sous ses yeux éveillés, et ça n'était pas près de s'arrêter visiblement. Avec un calme affreux, le chef visiblement annonça en quelque sorte le décès de ce pauvre gars, et Mélaine sentit un frisson la parcourir de la racine de ses cheveux jusqu'aux ongles manucurés de ses orteils. C'était la chose la plus terrible qu'il lui avait été donné de voir, et pourtant elle en avait vu des trucs étranges, moches et compagnie dans les quartiers les plus craignos de toutes les villes qu'elle avait visitées. Mais là, c'était différent. Quelqu'un était mort, à côté d'elle, quelqu'un venait d'être abattu de sang froid. Les braqueurs étaient dans la merde. Tout allait se compliquer...

Mélaine se dirigea dans le coin que l'un des gars lui désigna, les parquant pour mieux les avoir à l'oeil et elle s'assit par terre sans dire un mot, une larme silencieuse coulant le long de sa joue. C'était ça l'enfer. Tremblante de peur, elle ne savait même pas ce qu'elle était censée faire. Attendre? Et attendre quoi? La fin? Elle n'était pas prête d'arriver. Ou alors elle serait très sanglante.

Elle entendit quelqu'un s'adresser visiblement à elle. Un grand type qu'elle essaya de replacer dans sa mémoire, mais impossible. Elle allait lui répondre, oubliant qu'il valait mieux la boucler dans ce genre de situation houleuse quand un des braqueurs le fit remarquer au grand brun. Elle se tut aussitôt, faisant juste un signe de tête à cet inconnu qui semblait pourtant la connaître pour lui signaler qu'il avait raison. Mais qui était-ce bon sang? Au bout d'un certain temps, elle s'en souvint. Le sauveur de Nikà. Celui qui avait fait un gosse à une autre. Tout ce qu'elle savait de lui. Ca n'avait pas d'importance à l'heure actuelle.

Soudain, alors qu'elle ne s'attendait pas vraiment à un truc du genre, elle sentit une pression relativement forte s'exercer sur sa main. Elle tourna doucement la tête - ne pas donner l'impression à ses fous furieux d'un mouvement brusque - et apperçut à côté d'elle l'adolescente qui geignait tout à l'heure. Purée, ça n'était qu'une gosse. Elle n'avait rien à faire là. Et elle serrait tellement fort que Mélaine faillit presque sentir ses os se briser, mais parvint à serrer elle aussi la main à peine plus menue de la jeune fille.

Elle la regarda, et essaya de retrouver une contenance. De devenir la Mélaine qu'elle avait toujours été, ou toujours fait semblant d'être, celle qui était forte, sans faille. Elle déglutit et adressa un sourire qui se voulait réconfortant à la mineure terrifiée, tentant de retirer toute trace de terreur de son visage.

*Filez leur le fric, et laissez-les partir!*
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Michael Scofield
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 26 Mai - 14:59

[Le post sera tout petit. Je suis pas très inspirée aujourd'hui. Faites mourir Mark qu'il y'ait un peu plus d'action !! Laughing Je sais plus trop quoi dire là...]

Terreur. C'était ce que ressentait Michael en voyant l'un des braqueurs pointer son arme sur lui. Non, il ne pouvait pas mourir. Il allait avoir un bébé dans quelques mois et il ne devait pas mourir avant de connaitre son bébé. Il ne voulait pas que son enfant vive ce que lui avait vécu étant enfant: vivre sans père. Michael s'écarta tout de suite de la jeune femme qu'il connaissait et baissa la tête, comme un petit soldat obéissant. Hors de question de jouer les héros ici, ces hommes étaient armés et très dangereux, à en juger par l'état de l'adolescente gisant par terre près de Mélaine.

Donc, Michael se contenta de se taire et d'observer ce qui se passait autour de lui. Vivement qu'ils s'en aille. Mais est-ce qu'ils les laisseraient vraiment en vie? Ils pourraient très bien tuer tout le monde et s'en aller avec le fric? Non, ils ne feraient pas ça, avec le nombre de voitures de police dehors à en juger par les sirènes hurlantes, plus il y'aurait de mort, moins ils auront de chance de négocier quoi que ce soit.

Il n'avait qu'une hâte, retrouver Sara et la serrer dans ses bras...
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Mer 4 Juin - 15:51

« On a un problème. »

Voici l’accueil que reçurent les braqueurs et celui qui les avait mené à la salle du trésor convoité lorsqu’ils remirent les pieds dans la salle. Les bras chargés des billets dont ils avaient généreusement soulagé la banque, le chef du gang fronça les sourcils et laissant la garde de leurs otages à ses acolytes, s’étonna :

« Quoi ? »

En veillant bien à ne pas trop s’approcher des larges fenêtres révélant les voitures pies des policiers encerclant l’énorme édifice, il jeta un coup d’œil à l’extérieur et lança un regard noir sur le téléphone qui se mit à résonner de manière terrifiante dans cette atmosphère lourde. Il échangea un regard avec ses comparses avant de se décider à le décrocher pour le raccrocher immédiatement. Il se mit à faire des allers-retours dans le hall, ne prêtant plus aucune attention à ceux qui l’entouraient. Les gros bras et le nerveux surveillaient d’un air mauvais les otages tandis que le petit dernier se mordillait le pouce en observant, inquiet le ballet des policiers au dehors. Il semblait regretter d’avoir pris part aux évènements. Il s’approcha de son chef et ils se lancèrent dans une discussion à bâtons rompus via des murmures. Pas la peine de montrer la moindre faiblesse à l’encontre des pseudos innocents otages. Le débat dura quelques minutes avant que finalement il ne décroche à nouveau le téléphone.

« Un hélicoptère dans 30 minutes. Au-delà, on descend un otage par quart d’heure. »

On ne pouvait faire plus court et abrasif. Il raccrocha aussitôt et se gratta le nez, sans un regard, sans la moindre émotion à l’égard de ceux qu’il s’apprêtait à éliminer progressivement si on ne lui donnait pas ce qu’il désirait le plus rapidement possible. Les autres se contentaient d’être sous tension, de s’énerver pour le moindre geste, le moindre soupir de ceux dont ils tenaient la vie entre leurs mains. L’atmosphère était lourde. Tout pouvait déraper à la moindre incartade. Ca n’aurait pas dû se passer comme ça. Ils avaient tout bien calculé. Qui les avaient dénoncé ? Même avec le bruit de la détonation au début, il n’y avait aucune raison que les agents de la force publique soient déjà là. Il lança un regard suspicieux sur ses comparses mais non, la logique allait à l’encontre d’une telle trahison à un stade aussi peu avancée. Non, ça devait venir d’un des civils.

Les minutes s’égrenèrent lentement comme les grains de sable s’écoulant dans le sablier. Finalement, malgré les nombreux coups de fil sans réponse du négociateur, la demi-heure fut vite écoulée et sans plus attendre, le chef du gang fit un geste au sec et nerveux. Ce dernier ne chercha pas longtemps pour décider de la première victime à être exécutée et attrapa l’adolescente par les cheveux. Il allait l’amener devant la porte vitrée et l’abattre d’une balle dans la tête sous les yeux impuissants des policiers à l’extérieur. Ils ne les avaient pas pris au sérieux ? Ils en paieraient les conséquences. En l’occurrence, elle essuierait en premier les plâtres. Après, on pourra en recauser.

Mais alors qu’il s’apprêtait à la rapprocher de son lieu d’exécution, une vitre explosa dans un éclat assourdissant juste avant qu’un sifflement ne vienne chatouiller les oreilles des personnes présentes et qu’une tâche sombre n’apparaisse sur la tempe gauche du braqueur qui s’effondra instantanément, relâchant l’étreinte à l’encontre de Lynn. En à peine une seconde, tout bascula dans l’horreur, les cris, et les déflagrations. Une véritable scène de western se déroulait sous leurs yeux. Ca tirait dans tous les sens, les balles volaient atteignant ou pas leurs cibles, atteignant ou pas des innocents. Au bout d’un certain moment, les bruits assourdissants s’amenuisèrent et la fumée se dissipa progressivement, laissant la place à un véritable champ de bataille où des râles se mêlaient à l’odeur âcre du sang mélangé à l’odeur particulière de la poudre. Les policiers entrèrent alors en action, délivrant plus ou moins les rares personnes encore en vie, laissant passer les ambulanciers afin qu’ils fassent leur travail. Les journalistes préparaient déjà leurs choux gras. Un véritable massacre. Le négociateur avait du souci à se faire, tout autant que le préfet de police qui avait décidé de l’assaut…


Bilan :

Braqueur n°1 : 0/7 (décès)
Braqueur n°3 : 0/7 (décès)

Mark Hanson : 1/7 (pronostic vital réservé)
Braqueur n°2 : 3/7 (coma)
Taïna Kovac : 4/7 (coma)
Braqueur n°4 : 5/7 (blessures graves)
Michael Scofield : 6/7
Mélaine Anderson : 6/7
Lynn O’Connor : 7/7.
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Jeu 12 Juin - 19:16

Mark avait obéit comme une machine aux ordres des braqueurs. Il les avait conduits à la salle des coffres où ils avaient tout pris et les avait même aidés à enlever les différents trésors cachés dans les coffres, une arme pointée sur lui. Il ne pouvait faire autrement, il tenait à la vie et à celles de ses clients.

Quelques minutes plus tard, des minutes qui lui avaient paru une éternité, ils refirent surface et arrivèrent dans le hall où les otages avaient été mis dans un coin, tous par terre. Mark regarda Lynn et remarqua qu'elle était, comme lui, sur le point de craquer. Il voulait la prendre dans ses bras, être là pour elle et pour qu'elle garde son calme, mais c'était impensable de faire une chose pareille.

Mark fut invité à aller s'asseoir avec les autres il se mit volontairement à côté de sa petite-amie, lui prenant aussitôt la main, seul geste qu'il pouvait se permettre sans trop éveiller les soupçons.

La sonnerie du téléphone résonna dans le grand hall et Mark regarda immédiatement le chef de la bande. Qu'est-ce qu'il allait faire ? Est-ce qu'il voulait que Mark réponde à sa place ?

*Non... quel intérêt*

Mark ne bougea pas et ne fit qu'observer les braqueurs parler entre eux. Quelques secondes plus tard, le couperet tomba. Ils étaient prêts à abattre les otages s'ils n'avaient pas ce qu'ils voulaient.
C'était une situation hallucinante, que Mark avait vu seulement dans les films et qu'il ne croyait pas possible en dehors d'un écran de télé ou de cinéma. Mais non.

Alors il se mit à prier dans sa tête. Lui qui n'était pas croyant, en voilà une bonne raison pour le devenir.

*Je vous en prie Dieu, si vous existez, sauvez-la. Sauvez Lynn. Faites qu'il ne lui arrive rien, je vous en supplie...*

Mais ses prières restèrent sans réponse puisque Lynn lui fut arrachée de force. Elle serait la première otage exécutée. Mark tremblait nerveusement et alors qu'ils l'emmenaient vers la porte, il se leva et supplia.

"Laissez la ! Prenez-moi à sa place ! Ce n'est qu'une adolescente !"

A peine eut-il fini de parler qu'une vitre éclata en morceaux dans un bruit assourdissant. Le visage de Mark se crispa et sans réfléchir, au péril de sa vie à laquelle il tenait pourtant, il se mit à courir vers Lynn au milieu des coups de feu. Elle ne devait pas rester là au milieu, c'était tout ce à quoi il pensait en cet instant.

Il se jeta sur sa petite-amie, entourant sa tête de ses bras protecteurs et la fit tomber à terre. Mais avant de toucher le sol, Mark sentit un picotement dans le dos, sur la gauche. Il grimaça et sentit ses jambes le lâcher et tomba sur Lynn qui était déjà au sol. Il devait la protéger, il devait tout faire pour qu'elle n'ait rien.

Il entendit au loin les balles fuser de toutes parts et eut tout juste le temps de regarder Lynn avant de fermer les yeux. La respiration ne se faisait plus normalement et il avait l'impression de se noyer alors qu'il n'était pas dans l'eau.

Et puis plus rien. La dernière image qu'il vit était le visage de sa bien-aimée, effrayée.
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Ven 13 Juin - 19:31

Lynn avait été élevé dans la peur de Dieu et de l’acceptation de ce qu’Il avait décidé pour vous. Mais malgré cela, malgré son éducation, malgré tout ce à quoi elle croyait, elle était terrifiée. Elle savait qu’elle ne devrait pas avoir peur. Il avait un dessein pour chacun d’entre eux et quel qu’il soit, elle devait l’accepter parce que c’était Sa décision. Il n’en demeurait pas moins qu’elle avait peur. Que cette terreur lui mangeait les entrailles et qu’elle ne pouvait s’empêcher de sangloter à l’idée de ne pas sortir vivante de cette banque. Et tout ça pourquoi ? Pour une simple dispute sur un détail qui ne les concernait pas ? Elle n’aurait pas dû, oui bien sûr elle le savait. Et c’était peut être pour ça qu’elle était punie. Ca ne pouvait être que ça. Il la punissait pour ne pas avoir respecté ses dogmes. Pour ne pas avoir tendu l’autre joue. Et … peut être parce que le pêché de chair avant le mariage était mortel. Elle pressentait qu’elle allait en subir les conséquences. Les yeux clos, les larmes ruinant son visage de porcelaine, elle implorait miséricorde à son Seigneur.

Elle releva la tête lorsqu’elle sentit Mark revenir et s’installer à ses côtés, lui prenant délicatement et discrètement la main. Sa présence à ses côtés, son soutien eut un effet apaisant sur la toute jeune fille mais il n’en demeurait pas moins qu’elle ne pouvait s’empêcher de sangloter, de trembler de panique la plus totale. Elle échangea un regard remplir de désespoir avec lui, où il pouvait lire toute la terreur qu’elle ressentait en cet instant même. Tandis qu’il reportait son attention sur les braqueurs, l’adolescente enfouit son visage entre ses genoux, se retirant dans un cocon où Dieu était sensé la protéger et venir la chercher.

Etrangement, elle se sentit coupée de tout. Ca devait juste être un mauvais rêve. D’ici quelques minutes son réveil allait la tirer d’un sommeil agité. Son réveil ou les cris de Georgia allaient résonner dans l’appartement et sa pétulante meilleure amie débarquerait dans sa chambre avec une autre de ses innombrables idées farfelues à lui faire partager. Mais pourquoi alors n’arrivait-elle pas à se sortir de ce fichu cauchemar ? Pourquoi en était-elle prisonnière ?

Et quelle ne fut sa surprise en se sentant tirée vers l’avant par les cheveux. Elle eut un hoquet de surprise et trébucha en se redressant tandis qu’une poigne ferme et glacial s’emparait de son bras avec douleur pour la mener elle ne savait où. Elle tenta dans un ultime soubresaut de survie de se détacher de cet individu et lança un regard terrifié sur son petit ami. Qu’est ce qu’ils lui voulaient ? Que se passait-il ? Lynn lui lança un regard désespéré alors qu’il se levait pour se dresser et les empêcher de faire … de faire quoi ? Non, elle ne voulait pas. Elle ignorait de quoi il retournait ou plutôt elle refusait de l’admettre. Toujours est-il qu’elle refusait qu’il subisse les conséquences de cette constante inconnue.

Son cœur était au bord de l’explosion et rien ne pouvait l’empêcher de détacher son regard de Mark. Rien hormis ce qu’il venait de se passer. Elle resta dubitative un quart de seconde mais qui sembla durer une éternité. Pourquoi était-il tombé ? Elle ne l’avait même pas touché. Et même si ça avait été le cas, elle ne faisait pas le poids. Elle n’eut pas le temps de pousser plus loin ses interrogations intérieures qu’elle se sentait projetée à terre entourée dans une odeur et de bras qu’elle ne connaissait que trop bien. Le reste. Le bruit assourdissant. L’odeur âcre. La terreur. Tout l’empêcha de penser à autre chose que l’instant présent. Que se passait-il ? Sauvez nous. Elle ne voulait pas en finir maintenant. Elle voulait vivre une longue vie avec Mark à ses côtés. Se marier avec. Avoir deux enfants ensemble. Une fille qu’ils appelleraient Emily. Et un garçon qu’ils nommeraient Matthew.

Finalement, répondant à ses suppliques intérieures et ses larmes extériorisées, le vacarme cessa et elle fut sourde pendant quelques instants. Toujours protégée par Mark auquel elle se raccrochait comme à un phare en pleine tempête, elle ne remarqua pas tout de suite que quelque chose clochait. Ce n’est que lorsque Mark, contrairement à d’autres, ne remua pas. Elle sentit alors un liquide chaud humidifier son haut.

*Non, non, non.*

Et c’est là qu’elle paniqua en s’extrayant de l’emprise de son petit ami, totalement terrifiée de la situation surréaliste dans laquelle ils se trouvaient. Non, il ne pouvait pas l’abandonner après tout ce qu’ils avaient traversé.

« Mark. Mark. Réveille toi, je t’en supplie. »

Elle jeta un coup d’œil autour d’elle. Un véritable décor d’Apocalypse. Elle vit alors les policiers suivis de près par les urgentistes pénétrer les lieux.

« A l’aide. Je crois qu’il ne va pas bien. » les appela-t-elle dans un cri de désespoir.

On l’arracha à ses bras et un des ambulanciers la força à s’éloigner, l’emmenant au dehors et l’empêchant d’assister aux soins que tentaient de prodiguer ses collègues. Les yeux baignés de larmes – étonnant la quantité d’eau que le corps pouvait produire - elle le supplia de le sauver tout en se laissant emmener sans détacher son regard.

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Mélaine Anderson
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MessageSujet: Re: Oeuvre n° 1 - Hold up   Lun 14 Juil - 18:00

Ca virait au cauchemar, mais alors vraiment. Les braqueurs commençaient à être nerveux, sans doute parce que tout ne semblait pas bien se passer pour eux. Quelques minutes après, la situation empira. Des bruits, des crissements de pneus. La cavalerie arrivait, rapidement certes, mais ça n'était pas pour autant qu'ils allaient débloquer la chose, Mélaine le savait. Il y avait dans la salle un paquet d'otages, et de quoi faire une véritable boucherie si la flicaille ne répondait pas à leurs besoins.

Un frisson parcourut le dos de Mélaine tandis qu'elle commençait à vraiment paniquer. Une larme silencieuse coula sur sa joue, et elle sentit la pression qui s'exerçait sur sa main se relâcher. L'adolescente semblait s'être apaisée d'elle même, étrange. Mélaine jeta un coup d'oeil de son côté et la constata rassurée par la présence du gérant de l'agence apparemment. Sans doute son petit-ami. Il aurait pu être son père, mais soit, il n'était pas temps de penser à ça.

Mélaine se retrouvait donc toute seule. Elle se rendit alors compte que c'était vrai. Elle était seule. Personne à qui elle manquerait sur cette foutue terre si elle y passait ce jour-ci dans les mains d'un petit teigneux venu piquer de l'argent. C'était une mort con finalement, encore plus quand on savait que personne ne vous pleurerait. Sa mère? Elle pleurait tout le temps, ça ne comptait pas. Son père? Où était-il? Alex? Ah la bonne blague. Ses collègues? Tristesse éphémère sans doute. Ses amis? Elle n'en avait pas, ou plus. Elle n'avait que des relations professionnelles et des coups d'un soir. Elle était une survivante de ce monde cruel, mais elle n'avait personne. Personne avec qui partager des bons moments, avec qui rire en regardant un film ou personne pour lui tenir la main dans un hold up. Personne pour s'inquiéter de la savoir là. C'était triste. Une seconde larme vint s'écraser dans le creux de son cou.

Et une action la tira de sa rêverie. Une action qu'elle aurait préféré ne pas voir se dérouler. La jeune fille à ses côtés fut brusquement arrachée du sol par les cheveux pour atterrir devant la fenêtre, un pistolet sur la tempe. C'était pire que dans les films, parce que l'issue serait vraiment sanglante cette fois. Et cette jeunette avait toute la vie devant elle. Et elle manquerait à des gens. Bizarrement, l'égoïste Mélaine se mit à penser qu'il aurait mieux valu qu'ils la choisissent pour mourir en premier. De toute manière, ils allaient peut-être tous mourir aujourd'hui. Il faisait beau, c'était toujours ça.

Et puis tout se passa vite. Trop vite pour une fille habituée aux drames sur scène, et pas tant dans la vraie vie. Trop vite pour tout le monde aussi visiblement. Et là, les instincts animaux reprirent leur place dans la tête de la jeune femme qui baissa la tête au premier bruit de balle. Suivi de cris. Suivis d'autres balles qui venaient déchirer le silence ambiant et pesant, brisant des vitres, ricochant sur le sol, trouant la chair par endroit. C'était un massacre. Pearl Harbor en direct.

Mélaine hurla sans même s'en rendre compte, de toute manière personne ne distinguait de bruit particulier dans ce brouhaha, juste une vague sonore déferlante qui était plus effrayante encore que les images. Quoique. Enfin, Mélaine ne savait pas, fermant les yeux en marchant à quatre pattes et à tâtons. Elle eut l'instinct de les ouvrir en se rapprochant du corps de l'agent mort. Heureusement. Sa main se tenait à dix centimètres de la mare de sang. Elle la contourna pour venir se planquer derrière une colonne qui souffrait de la rafale de balles, et son épaule qui dépassait de l'élément en marbre reçut une balle perdue. Elle poussa un cri strident qui lui déchira les poumons tant il était fort, et porta sa main opposée sur la plaie sanglante. Ca saignait beaucoup. Mais elle n'eut pas le temps d'y penser. Un braqueur, fou furieux et en sang vint près d'elle, tenant son flingue tremblant d'une main et s'apprêtait à l'abattre. Elle passa son bras sain devant son visage, et attendit, paniquée. Mais rien. Un cow-boy, enfin l'un des adjoints du shérif, venait de l'abattre et il s'approcha d'elle pour lui demander si tout allait bien. Etrangement, elle comprit ses paroles. Elle se rendit alors compte que le bruit avait cessé. C'était fini. Les spectateurs d'Apocalypse Now version 3D venait de voir le mot Fin sur leur écran.

Essouflée, Mélaine confirma qu'elle allait bien à part son épaule qui la faisait souffrir et un ambulancier vint lui poser une atèle provisoire, lui promettant qu'ils s'occuperaient de sa plaie plus tard puisque la balle était ressortie. Qu'il y avait un blessé plus grave.

Curieuse, Mélaine jeta un coup d'oeil derrière la colonne et apperçut le décor fumant qui s'offrait à elle. Des morts, des blessés, des cris plus faibles. Et une civière qui s'éloignait derrière une adolescente en pleurs. La même adolescente que tout à l'heure. Elle s'en était sortie? Mélaine en fut soulagée. Elle pleurait, sans doute choquée...

Pourtant, non, ça n'était pas ça le problème. Le problème, c'était la personne dans la civière. Le gérant. Que lui était-il arrivé? Apparemment, pas du bien au vu des larmes de la jeune fille.

Etrangement, Mélaine se leva et s'approcha d'elle, doucement, posant une main sur son épaule. Personne n'était venu voir comment elle, elle allait. Le sang sur ses mains n'était pas le sien. Mais la blessure n'était pas physique. Mélaine la prit alors dans ses bras et la laissa pleurer tout ce qu'elle pouvait sur son épaule encore saine.
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